mai 2012

CrossKnowledge publie premier baromètre du e-learning en Europe

CrossKnowledge, N°1 en Europe de la formation à distance, Fēfaur, cabinet d’études et de conseil e-learning, et Ipsos, N°3 mondial des études de marché, se sont associés pour conduire le 1er baromètre européen du e-learning*.

 

Cette première initiative au niveau européen confirme une forte intensification du recours au e-learning dans les pays étudiés.

 

I. Place du e-learning et évolution en Europe

100% des entreprises interrogées ont déjà mis en œuvre du e-learning. On constate un bon équilibre en termes d’antériorité entre les entreprises qui ont introduit la formation en ligne depuis plus de 3 ans (52%) et celles qui s’en sont dotées plus récemment (48%). Parmi les pays les plus « en avance », on note plus particulièrement le Benelux et l’Espagne avec respectivement 64% et 63%. Ces pays profitent, depuis les années 2 000, d’une offre e-learning soutenue localement par des dispositions fiscales avantageuses.

 

En termes de taille d’entreprises, ce sont les grandes entreprises qui ont la plus grande antériorité dans le e-learning. En effet, les organisations qui comptent plus de 10 000 salariés représentent 68% de l’échantillon européen.

 

Le nombre de salariés à former, le besoin d’aligner en temps réel leurs compétences sur des marchés mondiaux devenus très concurrentiels et les économies d’échelle possibles sont autant de facteurs qui ont poussé les grandes entreprises à s’intéresser plus tôt au e-learning.

 

C’est en particulier dans le secteur des services que le recours au e-learning est plus prononcé (43% des entreprises issus de ce secteur forment plus de 50 % de leurs salariés en e-learning alors que le secteur de l’industrie affiche seulement 14%).

 

La France, bien que rentrée assez tôt dans le e-learning, accuse un retard, derrière ses homologues européens en termes de pénétration. Seulement 17% des entreprises (contre près de 40% pour le Royaume-Uni, l’Espagne et le Benelux) ont formé plus de 50% de leurs salariés en e-learning. On peut ainsi s’interroger sur la prédominance de la formation présentielle et de la difficulté des entreprises françaises à s’approprier le e-learning.

 

Une forte progression du e-learning se dessine à l’horizon 2012. Le pourcentage d’entreprises qui forment moins de 10% des salariés en e-learning va nettement reculer pour passer de 37% en 2010 à 15% en 2012. Le e-learning se généralise en s’étendant à un cercle croissant de salariés dans l’entreprise avec comme effet attendu, un boom du nombre d’entreprises qui vont former entre 10 et 50% de leurs salariés qui passent de 30 à 45% de l’échantillon entre 2010 et 2012. C’est un véritable signe de maturité : les entreprises le mettent désormais en œuvre sur des problématiques de formation et des populations cibles beaucoup plus larges.

 

Lanalyse par pays montre que les entreprises anglaises, bien qu’accusant une antériorité moins importante, développeront très fortement le e-learning : 51% d’entre elles délivreront au moins une formation e-learning à plus de 50% de leurs salariés, contre 39% en 2010. Elles ont donc rapidement identifié la valeur de ce mode de formation.

 

Les résultats de ce baromètre confirment également que l’approche e-learning est devenue crédible pour les entreprises de toute taille. Qu’il s’agisse d’entreprises de moins de 1 000 salariés ou d’organisations entre 1 000 et 10 000 salariés, le pourcentage augmente significativement entre 2010 et 2012 pour passer respectivement de 27% à 43% et de 34% à 51% d’entreprises à former entre 10 et 50 % de salariés en e-learning.

 

II. Les objectifs poursuivis avec le e-learning

Le principal objectif assigné au e-learning est l’optimisation des coûts de la formation pour 45% des entreprises interrogées. Le contexte économique actuel ne manquera pas de renforcer cette tendance. La formation d’un plus grand nombre de collaborateurs (ou ’effet volume’) est citée à 37%. Si les entreprises sont nombreuses à vouloir maintenir, voire réduire, leur budget global de formation, elles souhaitent plus encore réduire le coût de la formation par collaborateur pour permettre d’en former un plus grand nombre sans encourir une véritable inflation budgétaire.

 

En termes de thématiques, la part des formations métiers est de loin la plus importante : 75% des entreprises utilisent le e-learning dans ce champ de la formation. La thématique de l’hygiène et de la sécurité et celle de la mise en conformité sont des thématiques privilégiées du e-learning car elles concernent de larges populations dans l’entreprise et sont le plus souvent obligatoires.

 

En parallèle du choix historique du e-learning pour les formations informatiques et bureautiques, on note aussi la montée en puissance des thématiques de management, leadership, communication et développement personnel dans les grandes entreprises. Cette tendance s’accentue pour les entreprises ayant introduit le e-learning depuis plus de 5 ans, et se renforce par les plans de développement des compétences de savoir-être auxquelles les entreprises accordent une importance croissante.

 

Sans surprise, les langues représentent une faible part dans l’utilisation du e-learning au Royaume-Uni mais sont très prisée en Espagne (60%), au Benelux (43%), en France (45%) et en Italie (30%).

 

Pour 55% des entreprises interrogées, les formations e-learning sont destinées à 55% à l’ensemble des salariés. Cette part monte à 68% pour les entreprises qui ont introduit le e-learning depuis plus de 5 ans. Là aussi, on constate que ce mode de formation tend à se développer massivement dans les entreprises plus matures.

 

III. Les supports et dispositifs e-learning les plus utilisés


Avec 76% des entreprises, le dispositif e-learning le plus utilisé est le Blended Learning. 47% d’entre elles sont d’ailleurs décidées à intensifier cette approche.

 

Le e-learning sans tutorat est le second dispositif le plus plébiscité (58%) : ceci semble conforter le fait que le e-learning répond aux enjeux de formation en juste à temps au bon moment et répond à des besoins individuels.

 

Autre enseignement de ce baromètre : la part déjà importante de l’utilisation des espaces collaboratifs et la volonté des entreprises d’intensifier cette modalité. Sans doute faut-il y voir la reconnaissance des applications 2.0 plébiscitées par la génération Y, et de leurs impacts en termes de capitalisation du savoir et d’échange des bonnes pratiques.

 

L’étude souligne également le lien entre antériorité du e-learning dans l’entreprise et recours à un large choix de modalités et de dispositifs qui sont de plus en plus sophistiqués. En résumé, plus les entreprises « pratiquent » la formation en ligne, plus elles élargissent et généralisent le recours au e-learning sous toutes ses formes.

 

IV. Conditions de succès et indicateurs de suivi

 

Si on introduit presque toujours le e-learning dans son organisation pour des raisons très opérationnelles (optimisation des couts, accès élargi a la formation…), le succès des programmes repose systématiquement sur la qualité des dispositifs déployés. Il est question ici de la qualité des contenus e-learning, mais pas seulement : de celle aussi du dispositif dans son ensemble.

 

De même, si l’adéquation des contenus aux besoins du business et la prise en compte des contraintes opérationnelles jouent un rôle important dans l’acceptabilité du e-learning ; a contrario, leur non-prise en compte (manque de temps, de disponibilité) est considérée comme le frein le plus important.

 

Au niveau des indicateurs de suivi, les entreprises françaises accordent la plus grande importance au nombre d’heures de formation en e-learning et au taux de connexion, en lien avec la possibilité d’intégrer ces dépenses dans leur obligation de formation continue de leur personnel. La différence est patente avec les britanniques, moins préoccupés du nombre d’heures que du nombre de formations dispensées sur une année et de leur taux d’accès et de leur efficacité. En effet, les entreprises anglaises évaluent la performance de leurs actions de formation sur les gains de compétences mesurés, ce qui est beaucoup moins le cas en France.

 

 

* Méthodologie :
Ce baromètre a été mené entre le 8 septembre 2011 et le 7 octobre 2011 dans 6 pays européens : France, Angleterre, Espagne, Italie, Belgique et Pays-Bas. Co-réalisé par CrossKnowledge, Fēfaur et Ipsos, il a également reçu le soutien des associations professionnelles suivantes : Learning and Skills Group en Angleterre, AEDIPE en Espagne et AIDP en Italie. Il a été élaboré sur la base d’un questionnaire en ligne et a permis d’interroger 511 directeurs et responsables formation. 100% des panélistes font partie d’entreprises ayant toutes mis en œuvre du e-learning.

 

 

Téléchargez le livre blanc des résultats complets de cette étude en cliquant ici

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